Bien choisir votre courtier immobilier

Que vous n’ayez pas le temps de vous occuper de votre recherche de financement immobilier, que cette démarche vous semble fastidieuse, que vous souhaitiez obtenir le meilleur taux ou que votre dossier soit un peu compliqué… il existe bien des raisons de faire appel à un courtier immobilier. Mais à qui vous adresser ? Comment vous assurer que cette personne est sérieuse et qu’elle répondra à vos attentes ?

Courtier en ligne, indépendant ou grand réseau ?

Actuel, le courtier en ligne

Tout ce que vous pouvez faire sur Internet a votre préférence ? Choisissez l’un des nombreux courtiers en ligne qui vous permettra de vous occuper de votre prêt quand vous le souhaitez, le soir ou le week-end par exemple.
La démarche est simple et très rapide.

Pensez juste à scanner tous les documents que vous devrez fournir avant de compléter votre dossier : CNI, justificatifs de votre situation familiale, vos trois derniers bulletins de salaire (ou bilans pour les indépendants) et relevés de compte, un justificatif de votre apport personnel, la promesse de vente, etc.

Traditionnel, le courtier indépendant ou attaché à un réseau

Qu’il s’agisse d’un courtier appartenant à un réseau de franchises ou d’une agence locale, ce sont l’expertise de votre interlocuteur, sa réputation et la qualité de la relation humaine qui font la différence.
Un courtier qui exerce depuis longtemps, qui dispose de bureaux pour vous recevoir et qui est adhérent d’une association professionnelle reconnue (APIC ou CNIOB par exemple) présente un certain nombre de garanties de sérieux, qu’il soit indépendant ou franchisé.

Les bonnes questions à vous poser :

L’accompagnement proposé répond-il à vos besoins ? (Mise en relation avec un établissement, recherche de prêts complémentaires, accompagnement jusqu’à la signature de l’acte de vente…)

Votre dossier est-il complexe ou spécifique ? Si oui, un courtier « traditionnel » serait sans doute mieux adapté qu’un courtier en ligne.

Souhaitez-vous qu’il négocie également le taux de l’assurance ? Dans ce cas, il doit être courtier immobilier et en assurances.

Dans tous les cas, le recours à un courtier immobilier présente de nombreux avantages.

Le métier de courtier obéit à des règles

Il doit être qualifié

En tant qu’intermédiaire en opérations de banque et services de paiement (IOBSP (1) ), en fonction des responsabilités qu’il exerce, le courtier est diplômé (niveau III, spécialité Banque, finances, assurance, immobilier ou Comptabilité, Gestion).

Il doit être expérimenté

C’est-à-dire qu’il doit avoir travaillé entre 6 mois à 2 ans minimum dans des opérations de banque ou dans des services de paiement.

À défaut, il doit se former

A minima, « il aura suivi une formation professionnelle habilitante auprès d’un établissement de crédit, d’un établissement de paiement, d’une entreprise d’assurance ou auprès d’un organisme de formation »*.

Remplit-il ses obligations ?

Est-il immatriculé à l’ORIAS ?

Cette association sous tutelle de la Direction du Trésor homologue les courtiers en leur délivrant une sorte de « permis de travail ». Pour pouvoir exercer, le courtier doit être immatriculé à l’ORIAS (2). En cas de doute ou si vous n’avez aucune information, n’hésitez pas à vérifier.
À partir du numéro ORIAS à 8 chiffres, rendez-vous sur www.orias.fr. Vous y trouvez une mine de renseignements sur son activité avant de vous engager avec lui : cela vous permet de choisir sereinement et d’établir une relation de confiance.

C:\Users\elisa\AppData\Local\Microsoft\Windows\INetCache\Content.MSO\DA76846B.tmp

A-t-il souscrit une assurance ?

Il a l’obligation de souscrire une assurance responsabilité civile professionnelle (2)  qui le couvre des conséquences financières d’une faute, erreur ou d’un oubli qui entraînerait un préjudice à un tiers… surtout si ce tiers, c’est vous !

Vous a-t-il fait signer un mandat ?

Vous êtes le « mandant » et le courtier immobilier est le « mandataire ». Vous signez un mandat qui doit préciser le montant des honoraires que vous devez verser (s’il y a lieu), si vous payez ou pas des frais de dossier à la banque, la commission qu’il perçoit de la banque qui accorde le crédit, la liste des établissements partenaires avec leurs coordonnées (et les conflits d’intérêts s’il y a lieu), les modalités de sa mission, etc.

Vous réclame-t-il de l’argent ?

La loi est claire (3) : un courtier ne peut jamais demander de frais ni rémunération avant la signature de l’acte avec le notaire ou le déblocage du prêt. Aucun versement, de quelque nature que ce soit, ne peut être exigé d’un particulier, avant l’obtention d’un ou plusieurs prêts d’argent. (Article L322-2 du Code de la consommation et article L519-6 du code monétaire et financier.)

De même, vous n’avez pas à verser d’acompte ni à remettre de chèque au moment de la signature du mandat

Bon à savoir : numéro Orias et assurance figurent généralement sur les documents commerciaux, site web, etc.

5 points clés pour vérifier que vous faites le bon choix (4)

  • Il est immatriculé à l’ORIAS
  • Il exerce depuis plusieurs années
  • Il vous a été recommandé par quelqu’un
  • Son réseau est important (il dispose d’un nombre suffisant de banques partenaires)

À RETENIR

  • En ligne ou avec pignon sur rue, votre préférence a son importance
  • Vérifiez qu’il respecte les obligations de sa profession (agrément, transparence…)
  • Adaptez le choix de votre courtier à vos besoins d’accompagnement

Découvrez sur maselectionimmo.fr plus de 3900 annonces de biens immobiliers pour faire votre choix !

Image par rawpixel.com de Pexel

Bien choisir votre courtier immobilier
Partager